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FRANCE-COVID-19: «frémissement» et «une forme de ralentissement»

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(ASPAMNEWS)- La France va-t-elle bientôt voir les premiers effets du confinement ? Le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé qu’il y avait un «frémissement» et «une forme de ralentissement» dans la progression de l’épidémie de Covid-19 en France, mais qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions sur l’efficacité du reconfinement.

Les mesures prises «ont permis d’avoir une forme de ralentissement de la progression de l’épidémie mais il est trop tôt pour juger de l’effet du reconfinement», a-t-il déclaré dimanche 8 novembre dans l’émission «Questions Politiques» (France Inter/franceinfo/Le Monde), alors que la France vient de franchir la barre des 40.000 morts et dénombrait vendredi plus de 60.000 cas de contamination en 24 heures.

«D’ici la fin de la semaine, nous aurons des données consolidées», qui permettront d’évaluer la situation, mais «de toute façon il y aura une augmentation des hospitalisations et des réanimations dans les prochains jours puisque c’est le reflet de la situation épidémique d’avant le confinement», a-t-il ajouté.

Infectiologue à l’hôpital Saint-Antoine de Paris, Karine Lacombe a également confirmé lundi sur BFMTV que dans «certaines régions dont l’Île-de-France, on a l’impression d’avoir un frémissement dans la pente épidémique, dans cette croissance que l’on voyait continue, exponentielle, ces dernières semaines. On a l’impression que cela s’infléchit». Même tonalité du patron de l’AP-HP Martin Hirsch qui appelle toutefois à «avoir une sociabilité contrôlée». «On est prudent dans les termes, parce qu’on a eu un peu de répit fin septembre, et on a vu [l’épidémie] redémarrer en octobre.», insiste-t-il.

Interrogé sur LCI, le chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou, Philippe Juvin, a mis en garde lui contre l’espoir d’un déconfinement rapide. «On ne pourra déconfiner que quand la décrue sera confirmée», a-t-il souligné, en rappelant que ce pic devrait être suivi d’un «plateau», avant que la baisse des entrées en réanimation s’enclenche.

Conformément au calendrier annoncé par l’exécutif, qui avait promis une «revoyure» à la mi-novembre, le ministre de la Santé a donné rendez-vous d’ici la fin de la semaine prochaine ou le début de la suivante, pour «faire le bilan du confinement» et que le gouvernement puisse au besoin annoncer «des mesures complémentaires».

En attendant cette «revoyure» du dispositif à la mi-novembre, le gouvernement a de nouveau écarté dimanche un confinement ciblé pour les personnes âgées, son porte-parole Gabriel Attal soulignant notamment que cette mesure serait «éthiquement compliquée».

À l’approche des fêtes, Gabriel Attal a également reconnu que les Français ne pourraient pas vivre un Noêl comme d’habitude. Mais «nous ne voulons pas d’un Noël en visio. Nous voulons que les Français puissent fêter Noël le plus normalement possible», a-t-il assuré.

Sur le front économique, quatre fédérations de magasins de centre-ville et centres commerciaux ont demandé au gouvernement de restreindre les ventes en ligne «aux seuls produits de première nécessité» et d’interdire le «Black Friday», dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche. Elles réclament aussi de pouvoir rouvrir les commerces «non essentiels» dès le 12 novembre.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire prévient de son côté qu’une réouverture «ne pourra (…) s’envisager qu’avec de nouvelles règles sanitaires», dans une interview au même hebdomadaire. Il pourrait s’agir d’un relèvement de la jauge d’accueil ou d’un accès aux magasins sur rendez-vous. (LFG/2020)

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